Plastic Beach ~ Gorillaz
- Catégorie : Un CD par jour
- Critiques 5
Le GRAND retour de GORILLAZ : – un album de très grande qualité avec des featurings exceptionnels (Snoop Dogg, Lou Reed, The Clash, De La Soul, Bobby Woomack…) et des visuels toujours aussi dingues ! Cinq ans après la sortie de Demon Days, Murdoc Niccals et compagnie reviennent avec Gorillaz. Le groupe s’est installé sur une île flottante secrète du Pacifique Sud pour enregistrer dans une sorte de QG – Plastic Beach – construit à partir des détritus, des débris et des vestiges de l’humanité. Cette Plage de Plastique est le point du globe le plus éloigné de toute côte, sûrement l’endroit le plus désert de la Terre. Gorillaz, le plus grand groupe animé du monde, s’est formé en 1998 et a depuis vendu plus de 12 millions d’exemplaires de leurs deux albums Gorillaz (2000) et Demon Days (2005). Ils se sont placés en première place des tops dans plus d’une douzaine de pays et ont été récompensés de différents prix dont les Grammys, les Novellos, les VMAs et le EMAs.
1. Orchestral Intro
2. Welcome To The World Of Plastic Beach
3. White Flag
4. Rhinestone Eyes
5. Stylo
6. Superfast Jellyfish
7. Empire Ants
8. Glitter Freeze
9. Some Kind Of Nature
10. On Melancholy Hill
11. Broken
12. Sweepstakes
13. Plastic Beach
14. To Binge
15. Cloud Of Unknowing
16. Pirate Jet
- CD (8 mars 2010)
- Nombre de disques: 1
- Format : Bonus
- Label: EMI
- ASIN : B0032W7CZO
Prix : EUR 4,05
En savoir plus : Plastic Beach ~ Gorillaz
Message original : Un CD par Jour
Voir aussi :
Du beau monde dans cet album qui se révèle plutôt moyen par rapport aux 2 précédents
Note : 3 / 5
Ceux qui ont laissé 1 ou 2 étoiles après écouté distraitement l’album dans une mauvaise qualité MP3 ou à la borne d’écoute du rayon CDs d’un Hyper U passent à côté de quelque chose.
Certes pas aussi parfait que Demon Days, qui est probablement l’album de la décennie ’00, Plastic Beach met du temps à démarrer tout comme il met plusieurs écoutes à plaire et à nous faire dire que c’est un très bon album. Il manque peut-être un Danger Mouse qui agissait en catalyseur du foisonnant Damon Albarn (pas à l’abri de faux pas comme sa collaboration anecdotique sur le dernier Massive Attack).
Malgré ces quelques reproches, les collaborations sont encore plus passionnantes que sur les précédents albums (Lou Reed qui refait un peu Berlin en le transposant dans un Tokyo vu à travers le prisme d’un jeu vidéo rétro sur console 8 bits, ou Mark E. Smith qui arbitre un instrumental épique bardé de sirènes, sans compter l’excellente surprise de Little Boots).
Damon Albarn a créé Gorillaz pour pouvoir montrer qu’un groupe de musique peut être totalement artificiel et fabriqué sans pour autant faire de la merde musicalement, mieux, tout en étant à l’avant-garde de la pop. Et c’est ce qu’il continue de faire.
Note : 5 / 5
Ce troisième album de Gorillaz marque les limites du projet, d’autant plus sensiblement que Damon Albarn, dont l’excès d’humilité n’est toujours pas le défaut principal, s’y laisse déborder par ses vices récurrents : son incapacité à s’arrêter au bon moment et sa propension à nourrir des ambitions qui dépassent ses ressources (on a eu de ce deuxième tort une démonstration magistrale avec son « opéra » – rien de moins – Monkey Journey to the West).
Ça commence quand même plutôt bien, avec l’enchaînement des trois premiers titres : une introduction instrumentale (un peu vapide tout de même car sans véritable thème), un rap californien mâchouillé par Snoop Dogg (guère plus de substance musicale en définitive), et un formidable rap ternaire à deux (Kano et Bashy, assez virtuoses) sur musique orientale et synthés néo-90s, véritablement utopique.
Ensuite ça se gâte. Les petits effets vocaux d’Albarn (voix de tête plaintive, filtres électroniques) commencent à s’user sur Rhinestone Eyes ou Old Stylo. Avec « Superfast Jellyfish », c’est le « concept » Gorillaz qui ressemble à une plaisanterie éventée.
La « politique référentielle » d’Albarn pointe aussi le décalage, qui vicie le projet à la base, entre sa génération et celle à laquelle il voudrait s’adresser. Bobby Womack, Mark E Smith, ce qui reste de The Clash : très bien, voilà des choses auxquelles les jeunes pourront peut-être se rattacher. Mais Lou Reed ? On sait ce qu’il a pu représenter pour des gens de 35-40 ans, mais sa pertinence est moins évidente aujourd’hui que jamais, et ici moins que partout ailleurs. Et que reste-t-il quand on décongèle le Rock’n’Roll de Gary Glitter en 2010 (Glitter Freeze) ?
Puis il manque souvent un petit (ou un grand) quelque chose, d’où une impression de gâchis avec « On Melancholy Hill » : la musique est parfaite, mais les paroles ne suivent pas : Albarn nous y dit ce qu’il voudrait en faire (voir le titre), ce qui n’est pas la même chose que de le faire.
Tout cela reste écoutable et souvent plaisant jusqu’à « Melancholy Hill » justement. Ensuite l’ennui gagne, même si Sweepstakes réveille temporairement l’intérêt avec son rap urbain trash où passe le fantôme d’Alan Vega, et le début (seulement) de Plastic Beach, qui se voudrait sans doute une bande-son bolanienne à la Futuristic Dragon. Arrivé au bout du disque, l’impression qui domine est : trop de morceaux, et ils sont trop longs.
Il faut reconnaître qu’après Demon Days, merveille pop inespérée en 2005, il était difficile d’être à la hauteur. Peut-être Albarn ferait-il mieux de reconnaître que le moment Gorillaz est passé et de passer à autre chose, une vraie carrière solo, par exemple.
Note : 3 / 5
Ce n’est pas le tout de créer un univers, de dénoncer l’oppression au Tibet et de faire des clips pour les JO de Pekin, maintenant de surfer sur la vague de l’environnement à sauver, Gorillaz se perd, je n’arrive plus à les suivre.
les lignes de rap sont beaucoup moins percutantes que sur le précédent album, aucune mélodie audible et percutante à la première écoute, je n’ai jamais eu ce genre de sensation à l’écoute d’un nouvel album de Gorillaz …
Ils voulaient arrêter … zauraient peut-être dû
Note : 2 / 5
Gorillaz est enfin de retour avec un album enchanteur. Toujours autant de creativite et d’influences musicales diverses et variees dans leur musique. Damon Albarn est un genie et a une belle carriere devant lui.
Contrairement a un des commentaires precedents, je dirais donc: LONG LIVE GORILLAZ!
Note : 5 / 5