Moon ~ Sam Rockwell, Jones DUNCAN
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Sam Bell vit depuis plus de trois ans dans la station lunaire de Selene, où il gère l’extraction de l’hélium 3, seule solution à la crise de l’énergie sur Terre. Souffrant en silence de son isolement et de la distance le séparant de sa femme et de sa fille, il passe sont temps à imaginer leurs retrouvailles. Mais quelques semaines avant la fin de son contrat pour l’entreprise Lunar, Sam se met à voir et à entendre des choses étranges… D’abord convaincu que son isolement y est pour quelque chose, il se retrouve malgré tout à enquêter et découvre que si ses patrons ont prévu de le remplacer, ils n’ont jamais projeter de le ramener. A moins que ce soit la Lune qui ne souhaite pas le voir partir…
Un cosmonaute gère depuis trois ans sur la lune l’entretien des puits de forage, seule alternative à la crise de l’énergie qui fait rage sur Terre. Dans deux semaines, il rentre chez lui, sans se méfier des effets du continuum spatio-temporel.
- Acteurs : Sam Rockwell
- Réalisateurs : Jones DUNCAN
- Format : Couleur, Cinémascope
- Langue : Français
- Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l’Europe.).
- Nombre de disques : 1
- Studio : France Télévisions Distribution
- Date de sortie du DVD : 16 juin 2010
- Durée : 100 minutes
- ASIN: B0039O6RLA
Prix : EUR 16,98
En savoir plus : Moon ~ Sam Rockwell, Jones DUNCAN
Message original : Une vidéo par jour
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Désamorçons d’abord les deux grands arguments de vente autour desquels s’est faite ou a pu se faire (aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, le film n’ayant honteusement pas eu la chance d’apparaître dans les salles françaises) la promotion de ce film.
le symbole de l’asservissement de l’homme à la technique et du danger constant et omniprésent que celle-ci représente, tandis que l’ordinateur de Moon (j’oublie son nom) n’est qu’un rempart, le détenteur de toute la clé du film ; sans compter que, par ailleurs, Jones semble prendre tout à fait à contrepoint le propos de Kubrick : mais le présenter ici révèlerait tout l’intérêt du film (à ce propos, méfiez-vous des prétendues « critiques » du film sur internet, notamment celle de Télérama, qui ne résiste pas à l’envie de gâcher l’ensemble de l’intrigue).
Le premier : Duncan Jones est le fils de David Bowie. Certes, mais la filiation s’arrête là : en rien le fils du Major Tom ne se revendique de son père, pas d’influence, ni de citations : donc ne vous attendez pas à une version longue du clip de Space Oddity. Et c’est tant mieux : Jones a ainsi le mérite de ne pas profiter de la renommée de son père pour essayer de se faire un nom.
Le second argument : ce film est le nouveau 2001. Hélas, la référence au chef-d’oeuvre de Kubrick est aujourd’hui utilisée un peu à tort et à travers, pour tout et n’importe quoi (il n’y a qu’à voir ce que toute la presse dit en ce moment du nouveau film de Gaspard Noé). Certes, l’esthétique de Moon est assez proche de celle de 2001 (ambiance « Le futur sera 70s », du blanc, moderne et très épuré à la fois), certes il y a dans les deux films un robot qui parle, et certes encore on a affaire ici à de la science-fiction contemplative et non pas à un vaste prétexte à de l’action ininterrompue (revoyez Sunshine, ce charmant navet interstellaire, où nos héros, contraints de voguer dans l’hyperespace sans combinaison, ont l’idée -lumineuse !- de se recouvrir de papier cellophane ‘pour se protéger du froid’), mais la comparaison s’arrête bel et bien là.
Dans les thèmes : 2001 joue principalement sur la continuité, sur un processus fatidique et irrémédiable qu’est l’évolution de l’humanité (en somme un film qu’on pourrait qualifier de « global ») ; Moon se pose d’emblée comme un film de ruptures, de coupes, de failles dans lesquelles le héros ne pourra qu’irrémédiablement plonger en y entraînant toutes ses certitudes avec lui : plus que dans le film de Kubrick, le lien entre science-fiction et thriller est assez palpable, et pas pour autant inintéressant. Dans le traitement : 2001 est un film froid, distant, scientifique, qui suit ses héros comme on regarde des chiffres défiler sur un tableur, qui déroule une histoire comme on met à bien une expérience sociologique ; Moon, de son côté, et c’est ce qui fait qu’il est un film plein de désespoir, joue terriblement sur les émotions du personnage principal, forçant le spectateur à continuellement s’en attacher, puis s’en détacher, jusqu’à le perdre. Hal 9000 était le monstre du film de Kubrick, (pour ceux que ça intéresse
Vous l’aurez compris, ne vous attendez pas à une production à cent à l’heure sur fond de combats extraterrestres et/ou au pistolet laser ; en même temps, ne vous attendez pas non plus à un film lent et contemplatif à l’extrême : Jones propose un judicieux équilibre entre les deux genres, mélangeant le suspense classique d’un huis clos oppressant et une réflexion disons plus ‘enlevée’. Pas d’adrénaline, donc, mais pas d’ennui non plus.
L’ensemble est porté par un acteur génial, superbe, qu’il est honteux de ne pas voir plus souvent : Sam Rockwell (après avoir vu Moon, courez voir Choke et Confessions d’un homme dangereux, pour la performance du monsieur), l’un des grands acteurs de la génération US actuelle et qui est en train de se tailler lentement mais sûrement sa route. Avec une grande maîtrise, il accomplit ici une sorte de très long monologue et c’est d’autant plus louable que l’on y croit, que l’on s’attache à lui, et que l’on finit par s’émouvoir de ses problèmes.
En résumé, méfiez-vous des comparaisons audacieuses : Moon est unique, c’est un bon film, pas un monument mais assurément un premier essai transformé pour son réalisateur, qui se place bien au-dessus de ce à quoi les productions récentes dans le genre avaient pu nous habituer.
(… si, un seul défaut : hélas, hélas, hélas, D. Jones tombe dans le malheureux écueil qui est celui de croire que les fusées font du bruit quand elles se baladent dans l’espace. On lui pardonnera.)
Note : 4 / 5
Aprés une hésitation due probablement à la lenteur du début, le film se met en place et sa lenteur est un plus. Enfin de la vraie S.F. sans effets spéciaux redondants, un film intelligent, remarquablement filmé et dont le rythme lent apporte une vraie sensation d’angoisse. Oui ce film est un nouveau pas dans le domaine de la science fiction, tant sur l’originalité que sur la mise en scène. Bravo.
Note : 5 / 5
Aprés une hésitation due probablement à la lenteur du début, le film se met en place et sa lenteur est un plus. Enfin de la vraie S.F. sans effets spéciaux redondants, un film intelligent, remarquablement filmé et dont le rythme lent apporte une vraie sensation d’angoisse. Oui ce film est un nouveau pas dans le domaine de la science fiction, tant sur l’originalité que sur la mise en scène. Bravo.
Note : 5 / 5
au debut on comprend pas trop le sujet mais au fur et a mesure on decouvre l’intrigue!et point tres possitif on ne devine pas la suite! franchement ce film est unique par son ambience! son deroulement ! et l’acteur est vraiment tres bon ! il confirme donc tout le bien que je pensai de lui!
Note : 4 / 5
J’ai passé un bon moment, le BR a une bonne image sur VP malgrés qu’il ne soit « qu’en » 1080i. Bonne piste DTS HD fr. Allez y.
Note : 4 / 5