A serious man ~ Michael Stuhlbarg, Sari Lennick, Joel Coen, Ethan Coen
- Catégorie : Une vidéo par jour
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1967. Larry Gopnik, professeur de physique dans une petite université du Midwest, vient d’apprendre que sa femme Judith allait le quitter. Elle est tombée amoureuse d’une de ses connaissances, le pontifiant Sy Ableman. Arthur, le frère de Larry, est incapable de travailler et dort sur le canapé. Danny, son fils, a des problèmes de discipline à l’école hébraïque, et sa fille Sarah vole dans son portefeuille car elle a l’intention de se faire refaire le nez. Pendant ce temps, Larry reçoit à la fac des lettres anonymes visant à empêcher sa titularisation, et un étudiant veut le soudoyer pour obtenir son diplôme. Luttant désespérément pour trouver un équilibre, Larry cherche conseil auprès de trois rabbins. Qui l’aidera à faire face à ses malheurs et à devenir un mensch, un homme bien ?
- Acteurs : Michael Stuhlbarg, Sari Lennick, Richard Kind
- Réalisateurs : Joel Coen, Ethan Coen
- Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
- Langue : Français, Anglais
- Sous-titres : Français
- Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l’Europe.).
- Nombre de disques : 1
- Studio : Universal Studio Canal Video
- Date de sortie du DVD : 25 mai 2010
- Durée : 105 minutes
- ASIN: B0037W55Q2
Prix : EUR 15,98
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Dans les années 60, Larry Gopnik, un homme ordinaire, se retrouve accablé du jour au lendemain par une série de problèmes, tant dans sa vie personnelle que professionnelle.
Contrairement à un autre commentateur qui s’est exprimé ici, Peter, j’ai trouvé ce film fortement imprégné de religiosité. L’intrigue semble en effet une transposition à notre époque du Livre de Job, partie de la Bible dans laquelle Dieu, pour répondre à une provocation de Satan, met très durement à l’épreuve un homme droit. Au pire moment de son malheur, alors que Job a perdu tous ses biens, toute sa famille et même la santé, trois amis viennent lui dire qu’il a dû faire quelque chose de mal. A lui de trouver quoi.
La cruauté du destin – pour ne pas dire du Dieu – de Larry, est mise en relief par les situations absurdes et les personnages grotesques que les frères Coen affectionnent, empêchant ainsi leur héros d’accéder au statut exemplaire de Job. D’un bout à l’autre du film, il demeurera un brave gars malchanceux, entouré de gens complètement indifférents à ce qui lui arrive.
Plus difficile d’accès que leurs précédentes oeuvres, cette dernière production des frères Coen semble s’adresser avant tout à un public judéophile, qui serait en même temps peu susceptible sur le plan religieux. Entendre le fils de Larry, complètement shooté, murmurer « Jesus Christ » lors de sa bar mitzvah, a dû choquer plus d’un spectateur ! Personnellement, bien que souvent amusé par les situations irrévérencieuses et les personnages caricaturaux du film, j’ai eu le profond sentiment que mon inculture religieuse m’empêchait d’en apprécier tous les aspects.
Note : 4 / 5
C’est un film doublement intéressant dans la filmographie des frères Coen : le premier qui soit explicitement autobiographique (comme le fils, qui leur ressemble à plus d’un égard, les frères ont grandi dans le Minnesota et dans un environnement doublement minoritaire – universitaire et juif) et le seul dont soit exclu tout élément criminel.
Cependant, le film reste très cohérent avec le reste de la filmographie de Joël et Ethan : le personnage principal du prof de physique a quelques traits communs avec BARTON FINK; le paysage évoque Fargo; les seconds rôles, qui rassemblent comme à l’accoutumée parasites et idiots congénitaux, sont admirablement esquissés et la BO sait admirablement jouer des contrastes (le désormais célèbre rabbin adepte de Jefferson Airplane). Je trouve personnellement la fin géniale (même si elle rappelera aux aficionados la dernière scène des Sopranos).
Reste quand même un petit goût d’inachevé : comme toute chronique d’ambition modeste, le film pêche un peu par manque de grandes scènes (raison pour laquelle, sans doute, ils ont eu l’excellente idée du prologue dans un shtetl et d’ajouter quelques passages oniriques) et le frère de notre professeur fournissait une bonne base de départ dont le traitement est finalement décevant.
Au bilan, un film plutôt dans la moyenne haute des films des Coen, sans atteindre les sommets. Il est très recommandé aux lecteurs d’Isaac Bashevis Singer (tout l’univers du Nobel 1978 y est).
Note : 4 / 5
N’espérez surtout pas la livraison d’un quelconque message à la vision de A serious Man!…
Les frères Coen , profondément athées, nous immergent avec ironie et distanciation dans la culture juive, dont ils sont issus, faisant preuve d’une singulière auto dérision (les personnages sont Juifs, les dialogues de la scène d’ouverture sont en Yiddish…) nous concoctant une comédie réjouissante remplie de leurs souvenirs d’enfance puisque l’action se déroule en 1967, année à laquelle la mise en scène rend scrupuleusement hommage tant par la fidélité des décors, des fringues que par la musique de Jefferson Airplane omniprésente (Hendrix également).
On passe son temps à se gondoler aux dépends du cartoonesque Larry Gopnick, prof de physique sur lequel les malheurs semblent s’acharner!( des lettres anonymes menacent sa titularisation, sa femme veut divorcer, sa fille lui fauche du blé pour se faire refaire le nez, son fils prépare la bar mitzvah, sorte de communion si j’ai tout compris… en fumant des pétards,…) le ciel lui tombant sur la tête, il va demander conseil à sa paroisse, et ici en l’occurrence successivement à 3 Rabbins.
C’est l’occasion dans sa p’tite tête d’une confrontation entre son fonctionnement mathématique censé tout expliquer et les propos délirants des rabbins ( le premier lui demandant de s’extasier à la vision d’un parking de banlieue!…).
Film un tantinet hermétique aux goys, il m’a tout de même réjouit par son propos: rien n’est déterminé, rien n’est prévisible, tout n’est que probabilités ( faut voir la scène dans l’amphi où Larry énonce le principe d’incertitude sur un tableau grand comme un terrain de hand!…).
Bon alors OK, un seul message: « Reçois avec simplicité tout ce qui arrive ». C’est pas moi qui le dit c’est dans le film…déconcertant mais fichtrement intéressant!
Note : 4 / 5
Ce nouveau film des frères Coen est fidèle à leut esprit : un scénarion où l’humour noir le dispute au désespoir, des personnages intrigants et la présence d’un « Homme sérieux ». La fin est absolument splendide.
Note : 5 / 5
Quoique mince, l’idée de départ n’était pas mauvaise en soi, consistant à de dépeindre les infortunes pathétiques d’un Américain moyen très malchanceux et de sa famille, durant les sixties. Mais à partir de ce canevas qu’ils ont probablement craint de traduire trop simplement, les frères Coen se sont laissés embarquer dans une sorte de salmigondis décousu, assez prétentieux et surtout très hermétique. Qu’ont-ils voulu dire, est la question rituelle posée à la fin de chacun ou presque de leurs films. Sans doute pas grand chose…
On retient en définitive une succession de saynètes un peu grinçantes mais non dénuées d’un certain humour par moment, de l’Amérique des années soixante, agrémentées de tous les travers d’une communauté juive présentée comme plutôt rétrograde, voire demeurée.
Note : 3 / 5